Education, un droit

Le secteur éducation embrassait deux volets à savoir, l’éducation non formelle et la formation professionnelle. Mais à partir de 2017, la formation professionnelle est devenue un secteur à part entière. L’éducation non formelle est le domaine dans lequel la FDC/BF a le plus excellé avec des initiatives originales comme les écoles communautaires (ECOM). L’idée a d’ailleurs inspiré plusieurs partenaires qui expérimentent les ECOM dans plusieurs provinces. Les projets conduits dans ce secteur ont concerné, entre autres, l’alphabétisation communautaire, les formations techniques spécifiques, le renforcement des capacités des femmes, les formations communautaires sur la question des droits des talibés dans les écoles coraniques. Depuis 1994, la FDC/BF a ouvert plus de 90 écoles communautaires, 33 salles de classe du formel, 11 écoles à 3 classes du formel et 90 salles d’écoles communautaires, 31 logements d’enseignants, 20 cuisines pour les cantines scolaires, 64 latrines scolaires et 146 latrines familiales. 20 jardins scolaires ont été également mis en place. 1500 filles dans les écoles formelles ont bénéficié d’une dotation en fournitures scolaires et 20 bourses d’études ont été accordées aux 20 meilleures filles en passerelle. Plusieurs formations ont été menées au profit des enseignants, des femmes, des jeunes et des prêcheurs de mosquées, leaders des associations islamiques sur les droits de l’enfant, l’alphabétisation fonctionnelle. Il y a eu l’organisation d’un forum national sur la problématique des écoles coraniques et l’établissement de pièces d’état civil au profit des talibés. Les interventions ont touché 142 750 bénéficiaires dont 72 527 femmes et 70 223 hommes. Au-delà de sa contribution à l’accès et au maintien de milliers d’enfants à l’école (notamment des filles), la FDC/BF à contribué à l’adoption par l’Etat :
* de la prise en compte de l’éducation non formelle dans la politique éducative ; * de la passerelle entre les sous-systèmes formel et non formel ; * de l’introduction la gratuité des fournitures scolaires pour les filles ; * de l’organisation des journées de l’excellence dans l’éducation.
« Aujourd’hui au niveau de l’éducation non formelle, nous constatons la réduction drastique des financements ces dernières années aussi bien au niveau de l’Etat que des partenaires techniques et financiers », regrette Sana Salifou, coordonnateur du secteur éducation.